En bref
Jugez un partenaire sur sa façon de travailler, pas sur les chiffres qu’il annonce. Demandez-lui de définir le lead livré, d’expliquer tout le parcours du premier contact à la transmission commerciale, de montrer le contenu de ses rapports, de préciser qui détient comptes et données, et de décrire sa gestion du consentement. Un partenaire crédible rend l’incertitude visible avant la dépense ; un partenaire fragile la cache derrière des objectifs de volume.
Partir de ce que vous achetez
Le mot « lead » peut désigner une liste d’adresses e-mail comme un rendez-vous fixé avec un décideur. Avant de comparer les propositions, écrivez l’événement que vous voulez payer et ceux dont vous voulez seulement être informé. Demandez ensuite à chaque candidat de chiffrer et de rendre compte selon votre définition, pas la sienne.
Si un candidat ne peut ou ne veut pas adopter une définition écrite, la comparaison n’a pas de sens : chacun comptera autre chose.
Examiner tout le parcours
La génération de leads est une chaîne : audience, message, canal, page ou appel, information sur les données, recueil, qualification et transmission. Une bonne publicité peut être gâchée par un formulaire confus ; un bon formulaire est inutile si personne ne rappelle. Demandez à chaque candidat de détailler chaque maillon et de dire lesquels il gère et lesquels restent les vôtres.
Traiter les prévisions comme des hypothèses
Les estimations de portée et de coût des plateformes, comme les projections de leads mensuels, sont des outils de planification. Elles dépendent de votre offre, de votre marché, de votre prix et de votre suivi. Un partenaire sérieux les présente comme des hypothèses, indique les plus incertaines et propose de les tester avec un budget limité avant d’accélérer.
Méfiez-vous des volumes garantis ou des coûts fixes par lead proposés avant que le partenaire ait vu vos données : ils conduisent souvent à des définitions assouplies ensuite.
Clarifier la propriété et les accès
Comptes publicitaires, paramétrage de mesure, pages d’atterrissage, listes e-mail et fiches leads doivent vous appartenir, le partenaire intervenant via les accès que vous accordez. Demandez ce qui se passe en fin de contrat : quels éléments sont restitués, sous quel format et dans quel délai. Vous évitez ainsi la dépendance et rendez un changement de prestataire réaliste.
Demander comment sont gérés consentement et données
La mesure marketing et les relances par e-mail sont soumises à des règles de consentement et d’information qui varient selon les pays. Demandez quels outils seront placés sur votre site, s’ils attendent le consentement, quelles sources servent au ciblage, comment les oppositions sont traitées et quels sous-traitants accèdent à vos données. Les réponses doivent figurer dans votre information sur la protection des données et, le cas échéant, dans un accord de sous-traitance.
Examiner un vrai format de rapport
Demandez un exemple de rapport anonymisé ou fictif. Un rapport utile montre la dépense, les leads à chaque étape définie, les leads refusés avec leur motif, ce qui a été modifié sur la période et ce qui sera testé ensuite. Un rapport limité aux impressions, clics et formulaires vous renseigne sur le canal, pas sur votre portefeuille commercial.
Vérifier l’accord avec vos commerciaux
Le bon partenaire est celui avec lequel vos commerciaux peuvent travailler. Associez la personne qui recevra les leads aux derniers rendez-vous. Convenez des délais de rappel, du canal de transmission et du circuit de retour. Un partenaire qui s’intéresse tôt à votre processus de vente s’intéresse généralement aux résultats.
Exemple d’application
Exemple : comparer trois propositions (hypothèse)
Un cabinet reçoit trois propositions. La première promet un nombre fixe de leads par mois à prix fixe. La deuxième propose un forfait mensuel et un plan détaillé. La troisième propose un test de deux mois avec un petit budget, une définition écrite du lead et des rapports hebdomadaires incluant les leads refusés.
Le cabinet demande aux trois de chiffrer selon sa définition : une demande d’une entreprise de plus de cinquante salariés, d’une fonction opérations ou finance, avec un projet dans l’année. Le premier candidat décline ; le deuxième accepte mais garde son propre format de rapport ; le troisième s’adapte aussitôt. Le cabinet retient le test, en conservant la propriété des comptes et le droit d’arrêter au bout de deux mois.
Questions à poser à chaque candidat
- Quel événement facturez-vous, et lesquels rapportez-vous seulement ?
- Quelles étapes du parcours gérez-vous, et lesquelles restent les nôtres ?
- Quelles hypothèses de votre prévision sont les plus incertaines ?
- Qui détient comptes, mesure, pages et données, pendant et après ?
- Quels outils exigent un consentement, et comment traitez-vous les oppositions ?
- Pouvons-nous voir un rapport type avec leads refusés et changements ?
Choisissez le partenaire dont vous pouvez examiner la façon de travailler. Définitions, propriété et reporting honnête prédisent mieux les résultats que n’importe quelle prévision.
Les exemples de ce guide sont hypothétiques et illustrent la méthode ; ce ne sont pas des cas clients.